WALEN 2004
Pour les élections nationales et européennes, quatorze organisations
se sont mises ensemble pour réaliser une enquête sur les positions des
partis et de leurs candidats par rapport à des questions précises de
l'actualité politique de notre pays. Les quatorze organisations ayant
participées à l'élaboration du questionnaire sont : ACAT, Amnesty
International, ASTM, ASTI, Caritas, Cercle de Coopération des ONG de
Développement, CID Femmes, CLAE, Comité pour une paix juste au Proche
Orient, Commission Justice et Paix, etika, Initiativ Liewensufank,
LIDIA, SESOPI
Nous vous proposons de lire ci-contre les réponses sur la
question sur le sujet hommes et femmes, égaux en droits et devoirs.
Hommes et femmes, égaux en droits et en devoirs
Question 5:
Bien plus que les hommes, les femmes, notamment celles qui ont arrêté
leur carrière professionnelle pour élever des enfants ou qui ont
divorcé, peuvent se retrouver dans des situations de précarité ou de
pauvreté. Quelles mesures comptez-vous prendre pour remédier à ces
situations ?
Liste 2 : DP
Afin de promouvoir l'indépendance économique des femmes et réduire les
écarts de salaires entre femmes et hommes, le DP considère qu'il faut
mettre en œuvre une politique qui permette à toutes les femmes, qui en
ont fait le choix, de poursuivre une carrière professionnelle,
notamment en développant et en adaptant les infrastructures dans le
domaine de l'accueil et de la garde des enfants aux exigences actuelles.
Le DP propose, par ailleurs, l'établissement d'un plan d'investissement
pour les familles qui devrait porter sur 5 ans afin de prendre en
compte notamment les éléments suivants : renforcement de l'offre
des crèches, notamment en collaboration avec des investisseurs privés
et/ou les communes ; établissement d'une liste afin de recenser
régionalement les baby-sitters et les nourrices ; élargir l'offre
de garde même en dehors des heures habituelles de travail. Par ailleurs
le DP soutient les entreprises dans leurs efforts de poursuivre une
politique en faveur des familles : promotion du travail à domicile
ou du travail à mi-temps ; création de crèches d'entreprises.
Le DP propose également d'attendre les résultats des différents groupes
de travail mis en place après le « Rentendesch »appelés à
analyser d'une part l'individualisation des droits de pension et
d'autre part la reconnaissance des droits de pensions des femmes au
foyer.
Liste 3: POSL
Extraits de notre programme électoral :
Es ist unerlässlich, Frauen und Männern, die ihre professionelle
Laufbahn unterbrechen um sich der Familie und der Kindererziehung zu
widmen, Fortbildungskurse anzubieten, damit sie den Anschluss an die
beruflichen Erfordernisse nicht verpassen. Die Sozialisten werden dafür
sorgen, dass jenen Frauen, die in den Beruf zurückkehren wollen, über
eine adäquate und erfolgversprechende Aus- oder Fortbildung zu einem
qualifizierten Arbeitsplatz verholfen wird.
Frauen durch eigene Versicherungsrechte fördern
Derzeit sind vor allem Frauen in ihrer Sozialversicherung
benachteiligt. Es ist eine Tatsache, dass die Rentenleistungen von
Frauen generell schlechter ausfallen als die von Männern.
Frauenkarrieren sind oft nicht vollständig, sie sind durch
Erziehungszeiten oder Pflegejahre unterbrochen. Frauen dürfen aber
nicht dafür bestraft werden, dass sie sich ihren Kindern oder
pflegebedürftigen Angehörigen widmen. Damit konnten die Sozialisten
schon in der Vergangenheit nicht einverstanden sein. Sie haben deshalb
durch die Einführung der Baby- und Pflegejahre eine Politik der
eigenständigen Versicherungsrechte für Frauen eingeleitet.
Die Sozialisten werden den Weg hin zu einer Individualisierung der
Versicherungsrechte weiter konsequent beschreiten. Sie befürworten, in
Erwartung der vom Rententisch in Auftrag gegebenen Studie, eine
Ausdehnung der Babyjahre bzw. der Erziehungszeiten und treten dafür
ein, dass alle Mütter die integrale Erziehungspauschale erhalten
sollen. Für die Sozialisten bleibt die wahlweise Individualbesteuerung
zusammen veranlagter (verheirateter) Personen weiterhin ein Ziel, dem
jede Reform unseres Steuersystems Rechnung tragen muss.
Paul Hammelmann : Dans son programme, le LSAP s'explique en détail
sur la nécessité de droits individuels pour les femmes en termes de
sécurité sociale.(p37)
Liste 4: Les Verts
- individualisation des droits de pension
- mesures afin de favoriser la conciliation de travail rémunéré et vie
familiale : aménagement des horaires de travail, jobsharing,
réduction du temps de travail, horaires des crèches adaptés aux
horaires de travail, création de structures d'accueil et de crèches
d'entreprise, augmenter l'offre de services pouvant s'occuper d'enfants
en cas de maladie, etc.
- mesures de réinsertion professionnelle : cours de formation pour
femmes rentrantes, cours de formation continue pour femmes peu ou pas
formées
Liste 5 : PCS
Le CSV mène une politique qui vise la réinsertion des femmes sur le
marché de l'emploi. En réformant la législation sur le RMG, il a pris
en compte les risques de précarité ou de pauvreté auxquels sont
confrontés le plus souvent des femmes. Par ailleurs, le CSV renvoie au
projet de loi portant réforme du divorce.
Liste 6: Déi Lénk
Solange Lacaff :
Je me contenterait d'évoquer quelques mots-clefs :
1. Splitting des pensions de vieillesse.
2. Cotisation pour chaque femme qui ne travaille pas, appuyé par l'état (part de l'état).
3. Reconsidération des procédures de divorce au niveau financier.
4. Si la femme veut ou doit reprendre le travail, l'état devra veiller
à une rémunération au moins égale au salaire minimum pendant le temps
de la nouvelle formation professionnelle.
Lou Marx
Les considérations qui suivent sont ma forte conviction :
- Le partenariat devrait être revu de fond en comble, tout au
moins au niveau des finances, du moment qu'il y a litige et le
législateur devra prévoir une proratisation, également en fonction des
enfants et de celui des partenaires qui en obtiendra charge.
- Avec le constat d'une séparation de corps établie par voie de
justice et au plus tard au moment du divorce, l'employeur devrait être
astreint à verser le salaire proratisé sur les comptes différents.
- Du moment que deux partenaires ne disposent que d'un seul
revenu, celui-ci doit être considéré comme revenu commun, à l'instar
des dettes qui sont contractées, pour la plupart du temps, par les deux
partenaires.
- Pour les ménages où il n'y a qu'un seul revenu, une cotisation
pour le partenaire co-affilié à la caisse de pension devra être
prélevée sur ce salaire ; l'Etat de son côté devra verser la même
quote-part. En procédant de la sorte, les femmes au foyer
bénéficieraient au moins d'une pension-vieillesse, si petite soit-elle.
- Enfin le splitting des rentes ne doit pas rester lettre morte.
Si les moyens financiers disponibles de la sorte l'exigent, ou si la
femme éprouve le désir ou le besoin de travailler, l'Etat devra veiller
à une rémunération digne de ce nom pendant le temps de la remise à
niveau de la formation professionnelle et, le cas échéant, si les
conditions d'études sont remplies, veiller par une discrimination
positive au recrutement privilégié de ces femmes aux emplois
statutaires. A ces fins, la limite d'âge devra être complètement
abolie.
Il serait trop long ici de développer mes autres visions.
André Hoffmann :
D'abord, il faudrait faire tout son possible pour que toutes les femmes
acquièrent une qualification professionnelle, choisissent et exercent
une profession et n'arrêtent pas cette activité professionnelle lors du
mariage ni avec la naissance des enfants. Dans cette perspective,
l'introduction du congé parental constituait une mesure très positive.
Mais il faudrait aussi étendre considérablement l'offre des services
socio-éducatifs pour les enfants. Pour les femmes
« rentrantes », il faudrait notamment plus de possibilités de
formation. Pour contrecarrer le piège du RMG, qui se ferme sur bien des
femmes, des mesures bien plus systématiques pour la réinsertion dans la
vie sociale et professionnelle seraient nécessaires.
Henri Wehenkel : Oui.
Justin Turpel
Je me contenterait d'évoquer quelques mots-clefs :
- Splitting des pensions de vieillesse.
- Cotisation pour chaque femme qui ne travaille pas, appuyé par l'état (part de l'état).
- Reconsidération des procédures de divorce au niveau financier.
- Si la femme veut ou doit reprendre le travail, l'Etat devra
veiller à une rémunération au moins égale au salaire minimum pendant le
temps de la nouvelle formation professionnelle.
Claude Simon :
- Splitting des pensions de vieillesse.
- Cotisation pour chaque femme qui ne travaille pas, appuyé par l'état (part de l'état).
- Reconsidération des procédures de divorce au niveau financier.
- Si la femme veut ou doit reprendre le travail, l'Etat devra
veiller à une rémunération au moins égale au salaire minimum pendant le
temps de la nouvelle formation professionnelle.
Marianne Frisch:
Une des mesure à prendre serait de créer de nouvelles formations
gratuites, financées par le ministère à la condition féminine, rendant
possibles la réinsertion professionnelle des femmes. Pour les questions
d'individualisation des rentes, consultez notre programme.
Question 6:
Seriez-vous prêt à introduire des quotas pour augmenter le nombre de
femmes dans les instances politiques (parlement, conseil d'Etat,
conseils communaux, commissions communales, corps diplomatique…) et
économiques (tripartite, postes de décisions dans les
entreprises) ?
Liste 2: DP
Le Parti Démocratique estime que le système des quotas n'est pas
nécessaire pour promouvoir l'équilibre femmes-hommes, car il est d'avis
qu'il faut confier une tâche à la personne la plus habilitée à la
remplir, indépendamment de son sexe.
Partant de cette constatation, le DP estime qu'il faut laisser à toute
personne le libre choix de son épanouissement, le DP ne souhaite pas
prendre de mesures pour promouvoir la participation équilibrée des
femmes et des hommes à la prise de décision politique.
Le DP n'envisage pas non plus d'instituer par voie légale une
progression de seuils fixant le pourcentage maximum de représentant-e-s
de l'un ou de l'autre sexe sur les listes des candidat-e-s aux
élections, ni dans les conseils d'administration dépendant du secteur
public, ni dans d'autres organes. Le DP s'oppose à toute discrimination
et est d'avis que les femmes ont les mêmes droits à tous les niveaux,
tel qu'il est inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de
l'Homme.
Afin d'institutionnaliser la politique d'égalité des chances entre
femmes et hommes au niveau communal, le Parti Démocratique est d'avis
qu'il faut poursuivre les efforts d'incitation des responsables
communaux à envisager le cas échéant l'instauration soit d'un service à
la condition féminine, soit d'une commission d'égalité des chances
entre hommes et femmes et à se mobiliser pour un plus grand équilibre
des sexes - à compétences égales - au niveau des commissions
consultatives.
De façon générale, le DP s'engage à combattre toute discrimination éventuelle envers les femmes.
Liste 3: POSL
Non
Paul Hammelmann:Oui, aux quotas
Romain Nati
Je pense personnellement que l'introduction de quotas reste une mesure
utile, mais provisoire, pour accélérer la représentation équitable des
femmes dans les différentes institutions ( y compris partis politiques
et syndicats) .
Liste 4: Les Verts
Oui. Notre but est une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans tous les domaines.
Liste 5 : PCS
Oui, dans les cas où cela se peut faire juridiquement et pratiquement
Liste 6: Déi Lénk
Solange Lacaff :
Oui, pour arriver réellement à l'égalité des chances. Malheureusement
les femmes se laissent mettre à l'arrière-plan trop facilement.
Lou Marx :
Absolument, et à tous les niveaux. Et s'il y a un nombre de postes
impair à pourvoir, comme les femmes sont légèrement plus nombreuses que
les hommes au niveau de la population, le dernier poste impair serait
également à pourvoir par une femme. En procédant de la sorte, les
instances de décision prendront peut-être des dispositions plus
réfléchies, plus adaptées, plus humaines et humanitaires.
André Hoffmann :
Une promotion accélérée des femmes exige manifestement des mesures de
« discrimination positive », donc aussi des quotas dans
certains domaines.
Henri Wehenkel :
Déi Lénk a réussi par une politique volontariste à atteindre une
quasi-parité avec 25 candidates pour 35 candidats masculins. Nous
pensons qu'il faut donner une importance plus importante à la promotion
des femmes. Introduire une parité automatique au sein de toutes les
instances politiques risque de ne pas tenir compte des causes profondes
de la disparité et donc conduire à des effets pervers. Il faudrait
également introduire un quota pour les jeunes si on veut éviter la
gérontocratie et un quota pour les étrangers (absents sur presque
toutes les listes européennes, 4 candidats étrangers sur 12 chez
« déi Lénk »).
Justin Turpel :
Oui, pour arriver réellement à l'égalité des chances. Malheureusement
les femmes se laissent mettre à l'arrière-plan trop facilement,
l'introduction de quotas est donc justifiée en vue d'une discrimination
positive.
Claude Simon :
Oui, il faut une politique volontariste de discrimination positive pour
mettre en cause les habitudes/vieux réflexes/traditions d'intimidation
et de subordination des femmes.
Marianne Frisch
Oui.